• Création Gothic world


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  • Le Renard et la Chouette

    Depuis des semaines, le Renard et la Chouette
    Se disputent un territoire.
    Ou plutôt, le Renard
    Refuse de le partager.
    Il décide alors, pour faire partir la Chouette,
    De dresser les animaux de la forêt contre elle.
    Ceux-ci viennent donc
    Exiger son bannissement.
    La Chouette, digne,
    Dit simplement :
    « -Voulez-vous vraiment laisser
    Le Renard décider pour vous ?
    -Ils sont libres de leurs choix…
    Répond-il.
    -Vous vous leurrez. Vous ne resterez pas impuni. »
    L’avertit la Chouette.
    Et sans plus de cérémonie,
    Elle prend son envol.
    Quelques jours plus tard,
    Le Renard est capturé,
    Et enfermé dans un zoo.
    Comme quoi,
    Qui sème le vent récolte la tempête.


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  • Défi "scrapkit" chez Delire2scrap

    http://www.delire2scrap.biz


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  • Pourquoi les licornes ont-elles  une corne ?

    Il y a bien longtemps, quand les Hommes étaient encore en harmonie avec le peuple féérique, vivait un cheval du nom de Saphir. Il ne ressemblait pas à ceux de son espèce, car son pelage était d’un blanc immaculé, et ses yeux d’un bleu profond. Les autres chevaux, quant à eux, faisaient piètre figure avec leurs couleurs ternes. Saphir avait toujours voulu faire partie des êtres magiques, mais son rêve paraissait impossible. Pourtant, il y accordait beaucoup d’importance.

    C’est pour cela qu’un jour, il décida d’aller voir les fées de la forêt voisine, afin de rejoindre leur communauté. Quand Saphir exposa son projet aux autres chevaux, tous se moquèrent de lui, sauf un, ou plutôt une. Une jeune jument s’approcha du rêveur : « Tu y tiens vraiment, à ton idée ? » semblait demander son regard. L’étalon blanc acquiesça vigoureusement.

    Le lendemain matin, les deux chevaux  partirent pour « Les bois clairs-obscurs », à quelques kilomètres de la prairie où ils se trouvaient. En chemin, ils apprirent à se connaître. La jument à la robe noire qui l’accompagnait contre l’avis de tous s’appelait Violette. Elle aussi avait longtemps voulu être à part des autres. Les deux compagnons arrivèrent à la lisière de la forêt, et s’y engagèrent, à la recherche du peuple féérique. Soudain, un vieux hibou se posa devant eux, les obligeant à s’arrêter. « -Que faites-vous ici ? demanda-t-il d’un air suspicieux. Saphir répondit en bégayant : -Nous… nous cherchons les fées. Nous voudrions leur demander de nous transmettre des pouvoirs magiques. » Le hibou ricana. Il leur expliqua que, pour rencontrer ces êtres surnaturels, il fallait passer deux épreuves. En premier, trouver la couronne de l’elfe Lydia, et après, se rendre jusqu’au Grand Esprit, qui réside dans un hêtre centenaire. Ensuite l’oiseau s’envola, tout en pensant que « ces amateurs » ne trouveraient jamais le diadème, perdus depuis des dizaines d’années. La jument se tourna vers Saphir, déconcertée. Comment retrouver un bijou dans une forêt ? Ou même savoir s’il s’y trouvait encore ? Celui-ci proposa de chercher un autre animal à qui s’adresser.

    Ils cheminèrent encore longtemps avant d’apercevoir un lutin endormi, à demi caché par un arbre. Violette s’approcha du petit homme, qui se réveilla en grognant. Ils conversèrent pendant plusieurs minutes. Le cheval blanc, resté en retrait, n’entendait que quelques bribes, comme « elfe, quête, ogres »… La jument retourna auprès de lui, pour l’informer de la supposée cachette du bijou. Il devait se trouver dans la grotte des ogres. Grâce aux indications du lutin, ils progressèrent assez rapidement. Une fois arrivé, Saphir conseilla à son amie de rester à l’extérieur, au cas où il y aurait un problème. À cette heure-là, les horribles créatures dormaient, il pouvait donc pénétrer dans leur antre sans trop de difficultés. Il essaya de ne pas faire claquer ses sabots, pour ne pas les réveiller. Ils étaient deux, allongés à même le sol, lui laissant très peu d’espace pour passer. Il tournait en rond un bon moment, cherchant une autre voie, quand l’un des géants décala son bras, dégageant un passage. Le cheval s’enfonça dans la grotte, où s’amassait une incroyable quantité de joyaux, pièces d’or et autres trésors. Il repéra néanmoins la couronne, posée au sommet de la pile. Il la prit entre ses dents et fit demi-tour.

    Alors qu’il s’apprêtait à sortir, toujours silencieusement, un ogre ouvrit un œil et aperçut Saphir, qui reculait en tremblant. La créature se releva et poussa un terrible grognement qui réveilla son complice. Tous deux s’avançaient, menaçants, quand d’étranges bruits retentirent. Les géants se couvrirent les oreilles en gémissant, et s’enfuirent en faisant trembler le sol.

    L’étalon rejoignit Violette, qui était entourée de plusieurs fées. L’une d’elle s’approcha et dit : « -Ton amie vient de te sauver la vie. -Je n’ai fait que claquer la langue, comme dans l’histoire que ma mère me racontait le soir. », se justifia la jument. Les chevaux se mirent à raconter l’aventure qui les avait conduits jusque-là. Une des enchanteresses s’étonna : s’ils les avaient tout de suite contactées, elles auraient jugé de la pureté de leur cœur, afin de décider ou non de leur accorder des pouvoirs. Tous déduisirent que le hibou les avait dupés. À ce moment-là, une elfe élégamment vêtue s’approcha, et récupéra la couronne. Saphir comprit que c’était elle Lydia, la reine des elfes. Songeuse, elle les observa pendant de longues minutes. Et elle remarqua le losange sur le front de Violette, ce qui lui donna une idée. Elle en fit part aux fées, qui approuvèrent. Lydia s’adressa alors aux chevaux : « -Promettez-vous de toujours rester fidèles au peuple de la forêt, et de faire le bien avec vos pouvoirs ? Ils hochèrent la tête et les fées prononcèrent une sorte d’incantation. Les chevaux sentirent un fourmillement sur leur front, puis la sensation se dissipa. Et la reine leur annonça que leur nouvelle corne leur permettait de guérir n’importe qui.

    Depuis ce jour, Saphir et Violette vivent avec le peuple féérique, qui les ont baptisés les licornes. Voilà pourquoi les licornes ont une corne, parce qu’un cheval courageux a trouvé le courage de réaliser son rêve.


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